Atelier Sous Régional de lancement

Comment ne devient-on pas violent ? C’est à cette question que le projet de recherche “jeunes et stratégies de résilience face à la violence et à la criminalité en Afrique de l’Ouest” a pour objectif d’apporter des réponses.Les sources et les typologies de la violence et de la criminalité sont assez connues et documentées en Afrique. Cependant, il n’en est pas de même pour des notions comme la cohésion sociale, la culture de la paix et les différentes formes de résilience. L’objectif est de comprendre les facteurs qui influencent certains jeunes à ne pas s’insérer dans le cycle de criminalité et de violence ou lorsqu’ils y sont, comment, font-ils pour s’en sortir?

Comment ne devient-on pas violent ? C’est à cette question que le projet de recherche “jeunes et stratégies de résilience face à la violence et à la criminalité en Afrique de l’Ouest” a pour objectif d’apporter des réponses.

Cette perspective de recherche est originale et innovante. Le caractère subversif des sciences sociales les a irrémédiablement conduites à percevoir la réalité sociale dans ces décombres et ses coins sombres. De ce fait, la culture épistémologique s’est plus consacrée à apporter des connaissances sur la criminalité et à ignorer la paix. Bien que la criminologie classique conçoive le crime comme normal; il n’en demeure pas moins que celui-ci ne l’est que par sa régularité au sein des sociétés humaines. Par analogie, la paix, la cohésion sociale, le bonheur et le bien-être le sont tout autant. Pourtant, les recherches en sciences sociales se sont faiblement concentrées sur ces questions dont la pertinence est stratégique.

C’est tout le sens du projet de recherche mené par le Carrefour d’Etudes et de Recherches-Action pour le Développement et la Démocratie (CERADD) dont la cérémonie de l’atelier sous régional de lancement s’est déroulée à Dakar le vendredi 05 mai 2017. Ce projet est réalisé avec l’appui technique et financier du Centre de Recherche pour le Développement International (CRDI) du Canada pour une durée de trente-six (36) mois. Les activités scientifiques sont menées par deux équipes pays au Burkina Faso et au Sénégal. Le choix de ces pays résulte de plusieurs similitudes parmi lesquelles l’expérience la stabilisation sociale face au risque de violences collectives. Ils disposent aussi d’une stabilité institutionnelle relative.

Cette recherche s’applique à un contexte particulier d’une Afrique qui fait preuve d’une dynamique sur les plans économiques, culturels et politiques. Cependant, même si les types de conflits notés durant la décennie 1990 se réduisent, de nouvelles formes de violences et de criminalités émergent. Dans un tel contexte, il est important de comprendre comment, dans un même contexte, certains jeunes (filles et garçons) certains résistent à l’accomplissement de pratiques violentes et criminelles alors que d’autres y sombrent? Cette question s’intègre prend en charge deCette recherche a pour objectif général de contribuer à rompre le cycle de production de violence et de criminalité chez les jeunes à travers une meilleure compréhension des stratégies de résilience des jeunes et de leurs communautés au Burkina Faso et au Sénégal. Elle va documenter à partir d’enquêtes quantitative et qualitative par des informations objectives les leçons apprises et les bonnes pratiques des jeunes face au risque de commission d’actes de violence et de criminalité. Les stratégies de résilience des jeunes.

Partir de la capacité et des pratiques des jeunes et des communautés pour faire face au risque de plonger dans la criminalité et la violence permet de disposer d’une meilleure connaissance des fondements de la paix, de la cohésion sociale et de la justice au sein des pays de la sous-région. L’identification des stratégies de résilience des jeunes pour la création de “sociétés sûres” dans un cadre de bonne gouvernance, de paix et de justice introduit une démarche innovante.

Le projet offre dans le cadre des équipes pays à huit étudiants (quatre par pays) du Master et du Doctorat de bénéficier d’une bourse de recherche. Cet atelier de lancement réunit la coordination, les équipes projets des pays et les différentes parties prenantes.

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