L’industrie culturelle comme vecteur de résilience des jeunes face à l’extrémisme violent : Artistes Unis Contre l’Extrémisme Violent – “Non à l’extrémisme violent !”

L’industrie culturelle peut être un bon moyen pour lutter contre la violence des jeunes. Elle a largement démontré ses capacités à fournir aux jeunes les moyens de combattre pour des sociétés justes et équitables. Depuis le début de cette décennie, le groupe Y’en a Marre au Sénégal ou le Balai citoyen au Burkina Fasso comptent en leur sein des acteurs du hip hop. Cette expression artistique relève aussi de l’ingéniosité et de la créativité de la jeunesse africaine. A travers ces nouvelles formes d’expression, elle manifeste par l’art visuel (grafiti) corporel (danse) et oral (rap) l’écriture du futur.

Face à l’extrémisme violent, Smockey (Burkina Faso), Awadi (Sénégal), Thiat (Sénégal), Master Soumy, Ami Yerewolo, Magass, Amendji, Mal Lue, Bambi Wesh, Zeyna, Luka, Salazar, Baba Mariko, Kouyaté, Fuken J, Nabou (Mali), Scarface (Guinée), Vipy Boy (Guinée) , Oxy Fruc (Bénin) se sont tous réunis autour du micro pour dire “non” aux attentats, enlèvements et toute autre sorte de violences qui ne font que des victimes innocents

Ce clip réalisé par Souleymane Drabo et produit par Ciné Droit Libre Mali / Semfilms Burkina avec l’appui de l’ambassade des Pays-Bas au Mali et le projet TSCTP (Trans Saharan Counter-terrorisme Partnership) est un appel aux jeunes et aux acteurs mondiaux à la prise de responsabilité face aux différentes formes d’extrémisme violent. Thiat du Sénégal soutient

Ce n’est que du biz, on n’est pas bête

Semer terreur

Média complice, ñëp ni tek

Armer les milices ñuy cupëti tête (décapiter des têtes)

Poser des bombes

Di mbuxum di bôom (par la corruption, ils tuent

Li moy sa ngëm (C’est cela ta foi?)

Fu aduna jëm (où va le monde)

Alléluia!

Le message de paix qu’il transmet loin des clichés religieux remet au centre du discours un message de l’islam ” je suis un musulman et pas un terroriste”. Smockey du Burkina Fasso indexe les causes de l’extrémisme tout en montrant que l’extrémisme violent n’est pas une réponse à la lutte contre la pauvreté

On arrête pas la pauvreté avec des balles

On arrête pas le feu en nourissant les flammes

Cette déconstruction est un préalable dans la construction de société résiliente notamment pour ce qui concerne les jeunes. Elle passe par l’éveil de conscience et des questionnements pertinents comme le soutient Master Soumy du Mali :

Semer la paix, l’amour du prochain, on appelle ça Islam

Piller, violer, tuer au nom de Dieu… on appelle ça haram

Mujao, Chebab, Al Qaïda et les Boko Haram…

Les kalashnikov, on est sous l’effet des bombes, expliquez-nous votre islam!

Plus encore, ce clip montre la capacité subtile de l’industrie culturelle et créative à poser des messages sur l’importance de l’unité et de l’union pour la mise en place de société juste et équitable notamment pour le continent africain.

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