Atelier de travail sur la méthodologie et les résultats provisoires de la recherche sur les résilience

Les 17 et 18 mai 2018, l’équipe de coordination du projet sur les stratégies de résilience des jeunes, face à la violence en Afrique de l’Ouest, accompagnée par l’équipe pays Sénégal a effectué un voyage au Burkina Faso dans le cadre d’un atelier de partage et d’harmonisation.

La journée du vendredi 17 mai, s’est tenu, dans les locaux de Terre Des Hommes Burkina Faso, un atelier. Il a permis aux équipes pays d’harmoniser la méthodologie, de constater l’état d’avancement des travaux des boursiers et de présenter les résultats provisoires de la recherche.

Dr. Julien Rémy et Pr. Mouhamadou Sall dirigent respectivement les équipes pays du Burkina Faso et du Sénégal. Les équipes pays sont composées par un assistant de recherche et des boursiers de niveaux Master et Doctorat. Le premier jour, un atelier interne a permis aux deux équipes d’harmoniser la méthodologie pour la collecte des données qualitatives, de présenter les travaux des boursiers et de présenter les résultats provisoires des enquêtes quantitatives.

L’équipe du Sénégal présenté la méthodologie qualitative. Sokhna Ndiaye, Assistante de l’équipe Sénégal a présenté la méthodologie de la recherche qualitative. Trois outils seront appliqués à savoir, les entretiens, les focus group et les études de cas. La recherche qualitative va permettre de comprendre comment certains quartiers ont muté de la violence à la résilience. Elles vont s’intéresser ainsi aux mécanismes communautaires de résilience. En effet, on observe, d’une part, que plusieurs quartiers par un processus communautaire ont pu changer positivement. C’est le cas de Sant Yalla, Felix Faure, Khar Yalla à Dakar et de Leona à Thiès. D’autre part, certains quartiers, bien qu’étant situé dans des zones à risque n’ont pas une réputation de quartier violent.

Cette approche est validée par les deux équipes. Ensuite, les boursiers ont présenté les études de cas et leurs projets d’articles. Pour ce qui concerne le Burkina Faso, Mahamoudou Savadogo a présenté une étude de cas sur les facteurs de résilience du Burkina Faso face à la montée de l’extrémisme et de la radicalisation. Cheickna Yaranangoré montre comment au fil de l’évolution des transitions politiques violentes ou non, le Burkina Faso, par une culture républicaine a su mettre en œuvre des mécanismes de résilience comme la parenté à plaisanterie, la responsabilité des principaux acteurs. Yéri Poda, s’intéresse quant à elle à la résilience des jeunes en milieu scolaire. En partant du cas du lycée de Zinda, établissement scolaire d’excellence qui progressivement s’est mué en espace de violence, Yéri a montré comment certains jeunes, par le biais de l’espace familial, scolaire et communautaire développent des attitudes de résilience pour ne pas tomber dans la violence. Enfin, Sylviane Ouédraogo a présenté les résultats de sa recherche portant sur un quartier a forte prévalence dans la violence.

Pour l’équipe du Sénégal, El Hadj Bouré Diouf a présenté son projet d’article sur la politique de proximité au Sénégal. Cette expérience présente à la fois des objectifs de résilience en combinant la participation des jeunes à la prévention des violences et leur renforcement de compétences pour les préparer à l’insertion professionnelle.

Les boursiers ont bénéficié de remarques pour améliorer le travail de recherche qu’ils sont entrain de mener. A leur suite, Dr. Alpha Ba et Dr. Damien Lankoande ont respectivement présenté les résultats provisoires de la recherche quantitative.

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